Le séquestre
Dans une cession de nom de domaine, deux inconnus se font face et l'un des deux devrait avancer. Le séquestre existe précisément pour supprimer cette question.
§ 01Le déroulement
- Vendeur et acheteur s'accordent sur le nom, le montant et le délai.
- L'acheteur verse le montant au séquestre.
- Le séquestre confirme la réception au vendeur.
- Le vendeur engage le transfert.
- L'acheteur confirme que le nom figure dans son compte.
- Le séquestre verse les fonds au vendeur.
Chaque étape est tracée. Si l'une des parties abandonne, le sort des fonds est prévu à l'avance. Sans ce cadre, la seule question qui reste est de savoir qui livre en premier, et elle n'a pas de bonne réponse entre inconnus.
§ 02Ce que le séquestre vérifie
- Que le montant est parvenu en totalité et dans la devise convenue.
- Que le transfert a bien eu lieu.
- Que les délais ont été respectés.
- Que les parties ont confirmé leurs coordonnées.
§ 03Les moyens de paiement à écarter
Tous les modes de paiement ne conviennent pas. Les services qui permettent une rétrofacturation exposent le vendeur : le nom est transféré, les fonds peuvent être repris des semaines plus tard. Les transferts d'espèces et les codes de recharge sont tout aussi inadaptés, puisqu'ils sont irrécupérables une fois envoyés. C'est l'un des points d'attaque les plus courants, décrit dans Reconnaître les fraudes.
§ 04Le séquestre intégré à la place de marché
Passer par une place de marché évite d'avoir à choisir un séquestre. Chez Tappaya, il fait partie du parcours : https://www.tappaya.com/fr. Les coordonnées des parties sont vérifiées et la plateforme suit le paiement puis le transfert.
§ 05Ce que l'accord écrit doit contenir
- Le nom de domaine dans son écriture exacte, extension comprise.
- Le montant et la devise.
- Le mode de transfert : changement de bureau d'enregistrement ou transfert interne.
- Un délai pour engager le transfert.
- La répartition des frais de transfert.
- Ce qui s'applique si le transfert échoue.